Staging Feminist Politics of History: Women’s Counter-Memories in Serbia’s Post-1990s Theatre

Mettre en scène une politique féministe de l’histoire: contre-mémoires dans le théâtre serbe après les années 1990

  • Darija DAVIDOVIĆ Bern Academy of the Arts / Bern University of Applied Sciences / University of Bern, Institute of Theatre Studies
Keywords: Feminist politics of history, counter-memory, female solidarity, Serbia’s post-1990s memory culture, feminist post-Yugoslav theatre, /, politique féministe de l’histoire, contre-mémoire, solidarité féminine, culture mémorielle serbe post-1990, théâtre féministe post-yougoslave

Abstract

This article investigates feminist theatre in Serbia after the 1990s as a practice of a feminist politics of history and an intervention in a contested memory culture. Focusing on Crossing the Line (DAH Teatar, 2009) and On Conscience (Sanja Krsmanović Tasić, 2014), it analyses how theatre generates feminist countermemory by reclaiming silenced voices, challenging patriarchal-nationalist narratives, and highlighting gendered dimensions of violence, solidarity, and resistance. Drawing on Berthold Molden’s definition of politics of history, feminist theories of counter-memory, and Diana Taylor’s concepts of archive and repertoire, the study conceptualizes theatre as a political actor that unsettles
dominant frameworks and creates alternative forms of remembrance. Through documentary and participatory dramaturgies, as well as embodied memory, the plays stage women’s war testimonies as feminist interventions into Serbia’s patriarchal memory culture. The analysis shows how feminist theatre enacts a politics of history by dismantling patriarchal memory orders and opening
emancipatory horizons for collective responsibility.

Résumé
Cet article analyse le théâtre féministe en Serbie après les années 1990 comme une pratique de la politique féministe de l’histoire et comme une intervention dans une culture mémorielle contestée. En s’intéressant à Crossing the Line (DAH Teatar, 2009) et On Conscience (Sanja Krsmanović Tasić, 2014), il montre comment le théâtre produit une contre-mémoire féministe en réhabilitant des voix
réduites au silence, en remettant en cause les récits patriarcaux-nationalistes et en mettant en évidence les dimensions genrées de la violence, de la solidarité et de la résistance. En mobilisant la définition de la politique de l’histoire proposée par Berthold Molden, les théories féministes de la contre-mémoire et les concepts d’archive et de répertoire de Diana Taylor, l’étude conçoit le théâtre comme un acteur politique qui déstabilise les cadres dominants et propose des formes alternatives de remémoration. À travers des dramaturgies documentaires et participatives, ainsi que par le recours à la mémoire incarnée, ces pièces mettent en scène les témoignages de guerre des femmes comme interventions féministes dans la culture mémorielle patriarcale serbe. L’analyse met en lumière la manière dont le théâtre féministe met en oeuvre une politique de l’histoire en déconstruisant les ordres mémoriels patriarcaux et en ouvrant des horizons émancipateurs pour une responsabilité collective.

Published
2026-02-09
Section
Articles